Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

D'un gouvernement à un autre, les discours démagogiques sur le chômage s'enchaînent et se ressemblent. L'objectif prétendument recherché "d'inverser la courbe du chômage" n'a réussi à aucun gouvernement. La première préoccupation des français demeure un véritable fléau pour près de 11 millions d'entre nous (soit plus d'un tiers de la population active!), lorsque l'on cumule :

- les travailleurs privés d'emploi inscrits dans une des 5 catégories du Pôle Emploi (A, B, C, D, E), qui s'élèvent à 5 800 000 personnes
- les 500 000 allocataires du RSA
- les travailleurs à temps partiel subi dont le nombre s'élève, selon les dernières estimations, à près de 3 millions de personnes
- "les découragés" et les jeunes de moins de 25 ans : en fin de droit aux allocations chômages et qui n'ont pas fait valoir leur droit au RSA, dont le nombre s'élève à environ 1 500 000 personnes

Nous sommes bien loin des chiffres présentés comme "officiels", élevant le nombre de chômeurs à environ 3 millions...

L'idéologie dominante aimerait nous faire croire qu'être privé d'emploi relève de la seule responsabilité de la personne concernée, traité en substance de "fainéant" ou de "profiteur" et que, malgré sa bonne volonté, le patronat français, croulant sous les impôts et les "charges" sociales, n'auraient pas les moyens d'embaucher. Or, voilà plus de 30 ans que s'enchaînent d'un côté les mesures répressives contre les chômeurs (la dernière en date : l'obligation d'accepter la troisième offre d'emploi sous peine de radiation des listes), et de l'autre les exonérations de cotisations sociales patronales de toute sorte, qui s'élèvent aujourd'hui à plus de 30 milliards d'euros par an. Et pourtant, voilà plus de 30 ans que le nombre de privés d'emploi ne cesse de croître...

Les politiques d'austérité, menés sous l'égide de l'Union Européenne, que nous subissons depuis 2008 en sont bien entendu une cause importante :
- la RGPP (révision générale des politiques publiques) a, sous prétexte de "lutte contre le déficit publique", supprimée plusieurs centaine de milliers d'emplois dans la fonction publique
- la destruction de pans entiers de l'appareil productif : fermetures d'usines et suppressions d'emplois industriels

Mais la véritable cause du chômage réside dans la nécessité, pour la classe dominante, de maintenir un nombre élevé de privés d'emploi pour faire pression à la fois sur les salaires et sur les conditions de travail. Une "armée de réserve de travailleurs", selon la formule marxiste, prête à être utilisée en période de sur-production. La menace d'être au chômage fait accepter plus facilement n'importe quel emploi sous payé et dans des conditions de travail moyenâgeuses, rabaissant ainsi le niveau de vie de l'ensemble des travailleurs. Avec pour objectif évident : accumuler toujours plus de profits. En vérité, le chômage fait partie intégrante du système capitaliste.


Pour que chaque travailleur de France puisse faire valoir le premier de ses droits, le droit au travail, Jeunes Communistes, nous exigeons :

- la nationalisation ou re-nationalisation des secteurs clés de l'économie, y compris par voie de réquisition (Transports, Industrie, Santé, Banques...)
- La réembauche des centaines de milliers d'emplois supprimées dans la fonction publique, pour répondre à une véritable urgence sociale.
- l'augmentation générale des salaires, le SMIC à 1700€
- L'abandon de l'euro et la rupture avec l'Union Européenne

- La transformation des contrats précaires en CDI, le CDI comme seul contrat possible d'embauche.

- La transformation des contrats à temps partiel subis en contrats à temps plein.

 

L'exemple tant vantée de nos voisins européens n'en finit plus d'être utilisé par nos gouvernement successifs, notamment sur la question de la baisse du chômage. La réalité, c'est que les contrats précaires n'ont cessé de fleurir dans ces pays. S'ils ont permis de faire baisser les chiffres officiels du chômage, la nature de ces contrats représente un bon en arrière d'un siècle, renvoyant les travailleurs à une situation extrême d'exploitation, les plongeant dans une grande précarité.

 

En Angleterre : les contrats "zéro heure" emplois environ 1 million de travailleurs britanniques. Ils consistent à se mettre à disposition du patron sans obligation ni d'un temps de travail minimum, ni d'un salaire minimum. Ce type de contrat est notamment utilisé par les grands groupes de fastfood, McDonald et consort...

 

En Allemagne, ce sont les contrats à 1 euro de l'heure qui pullulent. Les privées d'emploi sont contraint d'accepter ce type de contrat sous peine d'être radié des listes. Près de 750 000 travailleurs sont employés par ces "mini-jobs".

 

Tag(s) : #Nationale, #Actualité

Partager cet article

Repost 0