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A quelques jours des élections européennes, les instituts de sondage s'affolent. Et ils s'accordent tous à dire qu'une fois de plus l'abstention sera la grande gagnante du scrutin. Loin de cautionner et d'encourager l'abstention, nous déplorons le choix de la direction du PCF qui, diluée dans le Front de Gauche, abandonne son rôle dans la lutte contre la construction européenne capitaliste et impérialiste.


Jeunes Communistes, dans la suite des positions historiques du mouvement communiste français, nous portons la nécessité de rompre avec l'UE capitaliste. Son instrument, l'Euro, lui sert d'outil pour coordonner les politiques d'austérité en Europe, amplifier la concurrence entre les salariés sur le marché du travail européen et favoriser les intérêts du grand capital.

La question de la sortie de la France de l'euro doit être une question posée dans le mouvement ouvrier. Si le rapport de force permet de gagner en France, il n’y aura plus d’euro et ce sera une défaite politique majeure du capitalisme français et européen. Cependant, nous n’alimentons pas l'illusion d'une souveraineté monétaire populaire en cas de retour à une monnaie nationale, puisqu'il faudrait pour cela en finir avec le capitalisme. La nation reste le lieu principal de la lutte des classes, il s'agit bien pour nous de construire le rapport de force capable de faire reculer la classe dominante en commençant par détruire son outil de domination économique.


L'Union Européenne : machine à broyer les peuples


Pour les capitalistes, l'intégration européenne, de la CED (1952) au traité de Lisbonne (2008), répond à un triple objectif :

1) Objectif économique :


L'UE est un outil pour l'industrie et la finance afin d'avoir un rayonnement international dans leur recherche d'un taux de profit maximal. Elle met en œuvre la concurrence des travailleurs des pays d'Europe entre eux, le dumping social. L'UE, si elle a plus ou moins mit fin aux guerres entre pays européens, n'en demeure pas moins une puissance impérialiste. Par ailleurs, les plans d'austérité et les « guerres sociales », menés contre les peuples grecs, espagnols se propagent dans toute l'Europe sur ordre des institutions européennes. C‘est l'illustration que l'UE est à l'opposé de « l’ère de paix et de bien-être », illusion propagée par l'idéologie dominante. Au contraire, elle exacerbe la lutte des classes et la guerre du capital contre les travailleurs. Les conflits armés, au sein des pays d'Europe, ont été remplacés par les guerres sociales.


2) Objectif politique :


L'UE est un garde-fou politique contre tout mouvement, toute velléité révolutionnaire. Elle porte atteinte à la souveraineté nationale et populaire et éloigne les travailleurs des instances de décisions. De plus, elle conditionne l'organisation et la transformation des organisations révolutionnaires, politiques et syndicales, en les intégrant à l'idéologie européenne par le biais de partis et syndicats de "gauche". Ainsi, le PCF et la CGT ont intégré respectivement le PGE et la CES. Les dirigeants de ces organisations justifient leur positionnement "euro-constructeur" en laissant planer l'illusion qu'un rapport de force imposé au niveau Européen permettrait de faire avancer l'ensemble des travailleurs des pays d'Europe vers plus de progrès social et de démocratie. Ils omettent un élément essentiel : le cadre national reste le plus favorable à l'expression de la souveraineté populaire, c'est aussi le niveau où le rapport de force peut être le plus favorable aux travailleurs. L'échec systématique des "euro-manifestations" prouve leur inefficacité.


"Est-ce que la meilleure façon de défendre un service public en France doit passer par la défense d'un service public européen au nom d'un certain internationalisme? Penser cela c'est déjà déclarer que la mobilisation dans notre pays ne peut être suffisante donc victorieuse; c'est donc se faire le relais de la légitimité du niveau, d'une instance supranationale, de la légitimité des institutions européennes, où le rapport de force est largement plus défavorable. C'est un fait, du aux différentes situations sociales, politiques, économiques de chaque pays, aux différentes cultures syndicales et de luttes. C'est aussi légitimer la construction européenne telle qu'elle est construite : le fer de lance de toutes les politiques antisociales. Enfin, c'est servir l'idée d'une "exception" française comme anormalité foncière pour les apôtres du capitalisme. Alors que nos luttes pour la défense de notre "modèle social" doit servir de tremplin aux luttes des autres peuples." Tiré de l'ouvrage "L'idéologie européenne" édition Aden


3) Objectif idéologique :


L'UE laisse penser qu'elle pourrait devenir sociale, qu'elle incarne la « paix », la « prospérité », la « solidarité », alors qu'elle est tout le contraire.

Cette idéologie, celle des classes dominantes d'Europe, a pénétré l'essentiel des organisations révolutionnaires, qui, en se rabaissant à ces positions réformistes, pratiquent la collaboration de classe et achèvent leur transformation en organisations social-démocrate. La situation vécue par les peuples des pays d'Europe est d'une extrême gravité (appauvrissement généralisé, augmentation des degrés d'exploitation) et devrait conduire à la révolte, voire à des situations révolutionnaires. Des Partis Communistes en Europe qui refusent de "collaborer", le travail du Parti Communiste Portugais et du Parti Communiste Grec (KKE) est particulièrement remarquable.

Entretenir le mythe d'une Europe qui pourrait devenir "sociale", c'est légitimer, de fait, la construction européenne et tomber dans le piège tendu par l'idéologie dominante.

Jeunes communistes, nous tenons à affirmer notre détermination à combattre l'Union Européenne et son instrument économique, l'euro. Contre l'idéologie dominante, qui voudrait nous faire admettre que l'UE peut devenir "sociale", nous répondons que l'Union Européenne, construite par et pour les capitalistes, demeurera de nature capitaliste tant que les États membres de l'UE seront capitalistes. Il ne peut exister une ère de "paix" et de "prospérité" dans le cadre du capitalisme. Par conséquent, les travailleurs n'ont rien à attendre de l'Union Européenne ils ont tout intérêt à lutter pour la détruire. Ainsi, les conditions imposées par le développement inégal des pays capitalistes ne permettant pas une révolution mondiale ou européenne, il s'agit pour chaque peuple de créer les conditions nationales pour réaliser une révolution et instaurer le socialisme.


Enfin, le rôle attribué à l'extrême-droite ne doit faire aucun doute. Sa posture anti-UE est largement instrumentalisée par la classe dominante afin de servir de repoussoir à toute idée de rupture avec l'UE, pour mieux dévoyer ce mot d'ordre. En vérité, il suffit de lire le programme du FN pour se rendre compte qu'il n'est pas plus anti-UE que la droite ou le PS. Au contraire, l'extrême-droite est l'outil au service de la classe dominante pour détourner la colère des travailleurs, pour empêcher qu'elle n'éclate en luttes de résistances ou de conquêtes sociales, pour la canaliser dans une perspective électorale et chauviniste, pour la détourner vers le racisme. La classe dominante capitaliste, en France et en Europe, porte la responsabilité de la montée de l'extrême-droite et du fascisme, notamment par la place qu'elle laisse au FN dans leurs médias. Ils ont ouvert une véritable boite de pandore : les derniers sondages montrent encore le FN en tête des élections européennes. Plus que jamais, jeunes communistes, nous continuons notre combat d'hier pour faire barrage au fascisme. Le renforcement des organisations communistes et le développement des luttes sur des positions de classe sont les meilleurs remparts face à la montée de l'extrême-droite. C'est aussi vrai aujourd'hui que ça ne l'était hier.

L'UE, c'est la domination capitaliste, c'est l'exploitation, c'est la guerre : sociale contre les travailleurs, armée pour piller les richesses d'autres pays. Pour protéger les profits de quelques-uns, l'austérité frappe chaque peuple tour à tour au nom de "la sauvegarde de l'euro" et au nom des directives européennes. Il est inacceptable que l'UE serve encore d'outil et de prétexte aux gouvernements pour imposer leurs politiques anti-sociales !

L'UE, c'est la domination capitaliste, c'est l'exploitation, c'est la guerre : sociale contre les travailleurs, armée pour piller les richesses d'autres pays. Pour protéger les profits de quelques-uns, l'austérité frappe chaque peuple tour à tour au nom de "la sauvegarde de l'euro" et au nom des directives européennes. Il est inacceptable que l'UE serve encore d'outil et de prétexte aux gouvernements pour imposer leurs politiques anti-sociales !

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