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Le conseil général de l’Isère préfère le moins disant et donne les marchés au privé !

La situation devient alarmante aux VFD. Depuis l’entrée de Keolis et le passage en société d’économie mixte (SEM), le service public et les conditions de travail et de salaire se dégradent.

Si les sociétés d’économie mixte (SEM) ont pu représenter une solution à une époque, aujourd’hui, il est temps de reconnaître leurs limites, comme le gâchis financier qu’elles amènent. Elles représentent un point d’entrée pour les multinationales venues chercher des financements publics pour engranger de substantiels bénéfices : Kéolis a ramassé 2 250 000 € en 5 ans avec les VFD.

Nous avons l’exemple des VFD qui se retrouvent avec KEOLIS dans son capital ou la TAG avec Véolia.

Nous avons, à l’inverse, l’exemple de l’eau qui a pu revenir à la gestion en régie comme à Grenoble.

Les VFD perdent de plus en plus de marchés publics des transports alors que ceux-ci sont attribués à des sociétés privées au nom de la concurrence et du moins-disant. Celles-ci ne seront jamais en capacité de rendre le service public que la population attend.

Ce sont des emplois qui sont menacés ! C’est inacceptable !

L’argent public finance les groupes privés qui exploitent leurs salariés et engendre la précarité et très bas salaires.

Le dépôt des VFD risque d’être délocalisé vers Saint-Égrève : pourquoi ?

Abandonnant leur dépôt de Saint-Martin-d’Hères propriété des VFD : terrain, immeubles et meubles. Alors que ce site a été acquis et aménagé avec de l’argent public après une réflexion collective optimisant l’emplacement et les aménagements.

En effet, les sols sont renforcés pour le passage intensif des bus, un atelier permet l’entretien des véhicules. Les entrepôts sont vastes et éloignés des habitations, protégeant ainsi la population d’éventuelles pollutions sonores et olfactives. Ces entrepôts centraux pour notre agglomération permettent une rationalisation des voyages.

Depuis le passage en SEM, la régie publique « Isère Gestion » encaisse le loyer pour les entrepôts de Saint-Martin-d’Hères , aujourd’hui ce loyer est de 207 175 € pour 4 hectares de terrain et 10 000 m2 de bâtiments pour 200 bus. Tout cela jeté aux orties pour aller vers un mini dépôt prévu uniquement pour 30 bus à Saint-Égrève avec un loyer de 350 000 € par an. Au surplus, il faudra aussi réaliser et payer des travaux d’aménagement.

De plus pour la direction des VFD, des bureaux sont loués sur Europole à prix d’or, loyer : 201 000 €. Alors même que les locaux de Saint-Martin-d’Hères (SMH) sont assez grands pour les accueillir. Pourquoi cette dépense ?

Si le conseil général de l’Isère décidait de faire de réelles économies, il maintiendrait l’établissement des VFD tout équipé de SMH dont nous sommes propriétaires et installerait les bureaux de la direction actuellement sur Europole à SMH et réaliserait une économie de 551 000 €/ an, sans tenir compte du coût des travaux nécessaire au dépôt de St Egrève (loyer d’Europole 201 000 € + le loyer du dépôt à venir de St Egrève 350 000 €).

Usagers et contribuables, notre choix est vite fait ! Nous voulons garder les VFD à Saint Martin d’Hères !

Nous voulons un service public de qualité qui ne peut pas être assuré par des entreprises privées pratiquant le dumping social pour être le moins-disant, et obtenir les marchés de transports en commun.

Les communistes réaffirment :
leur soutien aux travailleurs des VFD qui défendent leurs emplois menacés et leurs conditions de travail avec une forte demande de respect de l’argent public qui ne doit servir qu’à rendre un service public de qualité.

leur refus de la délocalisation des VFD vers Saint-Égrève : un gâchis économique !

la nécessité de revenir aux régies publiques tellement moins coûteuses et plus efficaces !

que les transports en commun, VFD, TAG et SNCF ne doivent pas s’ouvrir à la concurrence libre et non faussée comme le prescrivent les directives de l’Union Européenne. Ces dernières n’ont aucune légitimité à s’appliquer en France après le 29 mai 2005 : nous avons dit NON au Traité de Constitution Européenne ! Imposons les ruptures politiques nécessaires en refusant l’application de ces directives par le rapport de force et la lutte sans attendre 2012.

Nous appelons la population à soutenir les VFD !

L’argent public ne doit pas servir au travers des SEM a engraisser les multinationales telle que Kéolis, Véolia et consorts.

USAGERS, SALARIÉS LUTTONS ENSEMBLE POUR UNE GESTION DIRECTE EN RÉGIE 100 % PUBLIQUE DES TRANSPORTS

Michel Issindou, député PS, président du SMTC (Syndicat Mixte des transports en commun) se félicite de signer la nouvelle délégation de service public (DSP) pour la TAG. C’est la société Transdev qui emporte la mise. Elle pourra sous-traiter jusqu’à 100 % des lignes de bus.

Demain nous ne saurons plus qui gère les lignes de bus que nous utilisons. Quelle sécurité ! Quel service public !

Les usagers des transports en commun des lignes 41, 33 en font déjà l’expérience : retard, vitesse excessive, arrêt non respecté. Ce sont les conséquences des cadences imposées aux salariés des transports.

La sécurité en question ?

Certain bus utilisés ne sont pas entretenus correctement. Problème d’amortisseurs qui mets en danger tous les passagers, les portes du bus par grand froid qui se bloquent ouvertes ou fermées (quid de l’évacuation d’urgence ?), climatisation défaillante ou absente en cas de forte chaleur.

La CGT TAG s’inquiète pour les futures conditions de travail avec une société qui a rogné sur tout pour obtenir le marché et revendique une gestion directe des transports en commun. La CGT TAG a raison !

Les sociétés sous-traitantes exploitent plus les salariés c’est déjà le cas sur la ligne 33 avec Transdev Dauphiné et sur la ligne 41 avec les Cars Philibert.

SEM (société d’économie mixte), DSP, Sous-traitance, entreprises qui se battent entre elles pour les marchés : tous les ingrédients du moins-disant social et de la casse de nos transports sont réunis.

Résultats : 100 licenciements aux VFD, des salaires très bas, de mauvaises conditions de travail, allant jusqu’aux brimades, au harcèlement....

Les transports en commun, VFD, TAG et SNCF ne doivent pas s’ouvrir à la concurrence libre et non faussée comme le prescrivent les directives de l’Union Européenne.

Ces dernières n’ont aucune légitimité à s’appliquer en France après le 29 mai 2005 : nous avons dit NON au Traité de Constitution Européenne !

Le retour à une gestion en régie 100% publique est possible !

Usagers, salariés de la TAG, VFD et toutes les sociétés de transports imposons les ruptures politiques nécessaires en refusant l’application de ces directives par le rapport de force et la lutte.

Mobilisons nous pour par une gestion directe en Régie 100 % publique avec tous les salariés des entreprises de transport repris avec un statut unique protecteur.

Voilà pour nous la garantie du grand service public des transports moins onéreux et qui réponde aux besoins des usagers !

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