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En 2013, près de 10 millions de français sont touchés par le mal-logement. 1 jeune de moins de trente ans sur 3 désigne la question du logement comme «prioritaire». Et pour cause. Près de 80 % des jeunes en âge de s’émanciper vivent encore chez leurs parents, contraints et forcés. Et parmi ceux devenus autonomes, 29% disent habiter un logement trop petit, 29% déclarent avoir des difficultés pour simplement se chauffer et 21% avouent des «découverts bancaires» chroniques....

En cause : les politiques de libéralisation du logement, la course en avant du marché privé qui permet la spéculation immobilière et donc la hausse continue des loyers et des prix.

Ces politiques, menées par les gouvernements successifs depuis des décennies, qui tournent le dos au logement social ou à l’accession sociale, mènent à la stagnation de l’offre alors que la demande necesse de croitre.

Le PLU (Plan local d’urbanisme) étant une compétence municipale, certaines communes continuent de refuser d’appliquer la loi SRU et les 20% de logements sociaux qu’elle impose, pratiquant ainsi la ségrégation sociale à l’égard des 2/3 de la population dont les revenus correspondent aux critères du logement social.

Ainsi, le budget logement des français est devenu la première source de dépense, 30% des revenus en moyenne, pouvant aller jusqu’à 80% pour 20% des ménages.

Pour les étudiants aussi la situation ne cesse de s’aggraver. Les premières victimes sont les enfants issus des classes exploitées qui ne peuvent pas payer des loyers aux montants exorbitants sans être contraints de se salarier.

En cause : la casse des CROUS menée de concert avec la privatisation généralisée du logement étudiant.

Conséquence : des logements insalubres, pas ou peu entretenus, et des loyers qui ne cessent d’augmenter. Nous refusons cet état de fait.

Pour nous, tout étudiant doit avoir accès à un logement de qualité adapté à ses besoins. Voilà pourquoi, jeunes communistes nous luttons pour la nationalisation du logement étudiant, et plus globalement pour un grand service public du logement en France. C’est le moyen de faire vivre le droit au logement partout et pour tous, et mettrait un terme à la spéculation immobilière qui est un véritable scandale. Le logement est un droit, pas un privilège!

Par ailleurs, le problème du logement chez les jeunes n’est pas à analyser seul. Il est à mettre en lien avec la grande précarité dans laquelle se trouve une immense majorité de jeune, étudiants ou jeunes travailleurs, qui sont les premières victimes de l’exploitation capitaliste.

Si notre droit au logement est bafoué par les politiques libérales, le droit au travail l’est tout autant. L’accès à un premier emploi est un véritable parcours du combattant.

Les contrats précaires (intérim, CDD, contrats«d’avenir»), sont devenus la norme d’embauche et imposent aux jeunes d’accepter des conditions de travail inqualifiables et d’être sous-payés. Ils empêchent les jeunes de se projeter dans l’avenir, retardent le départ du logement parental...

Quant au CDI, l’âge moyen d’obtention ne cesse de reculer. Il est aujourd’hui situé autour de 27 ans. Nous faisons face à un niveau de précarité de plus en plus élevé!, Nous pourrions être la génération qui vivra plus mal que nos ainés. Les politiques d’austérité au service du capital, qui mettent en oeuvre des reculs sociaux sans précédent, qui nous privent d’emploi, de logement, qui repoussent notre droit de départ à la retraite, pendant que les patrons amassent toujours plus de richesses, ne sont pas acceptables.

Nous affirmons notre détermination à mobiliser les étudiants, les jeunes travailleurs, les lycéens pour lutter contre toutes les injustices, contre toutes les inégalités, inhérentes au système capitaliste.


Assez de profit créé sur notre dos ! Nous ne serons pas une génération sacrifiée sur l’autel du profit de quelques-uns !

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