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L’Union Européenne : l’outil de la classe dominante pour asservir le peuple

Du 18 au 21 décembre se tenait le congrès national du Mouvement des Jeunes Communistes de France. Son but était de décider les orientations politiques de notre organisation pour les prochaines années. Les Jeunes Communistes de Saint Martin d’Hères, concients des enjeux actuels des jeunes, travailleurs et des couches exploitées, nous avons proposé des nombreux amendements pour approfondir la réflexion au sein de notre organisation. Nous retranscrivons ici notre analyse à propos de l’Union Européenne.

Historiquement, l’intégration européenne s’est toujours faite contre l’intérêt et l’avis populaire. L’Union Européenne, c’est la stratégie d’alliance des capitalistes coaliser pour mener l’offensive contre nos conquêtes sociales dans leur recherche du profit maximal. Son rôle dans l’expansion des politiques impérialistes n’est plus à démontrer. L’Ukraine en est le dernier exemple en date le plus manifeste. Sur fond de rivalités entre puissances impérialistes, l’UE n’a pas hésité à soutenir politiquement et financièrement des forces ouvertement nationalistes et néo-nazis dans leur offensive de déstabilisation du pays aboutissant à un coup d’État, pour annexer économiquement les richesses, le marché et la main-d’œuvre ukrainienne. Notre action en soutien au peuple ukrainien passe nécessairement par notre soutien aux communistes ukrainiens du KPU, seule force politique à combattre l’impérialisme d’où qu’il vienne, pour l’unité nationale et pour le droit du peuple ukrainien à l’auto-détermination. Seule force réelle d’opposition, le pouvoir multiplie les tentatives d’intimidation allant jusqu’à la violence physique, l’enlèvement et même l’assassinat dans l’est du pays. Cette situation est d’autant plus intolérable qu’elle essuie l’indifférence générale.

Parallèlement, l’UE et ses instances forment un véritable carcan supra-national, toujours plus éloigné des peuples et permet aux capitalistes de mener leur politique sans que le mouvement social, les luttes, aient l’emprise suffisante pour les faire reculer. C’est un fait, le cadre national demeure le lieu privilégié de la lutte des classes. L’UE sert à la fois d’outil et de prétexte aux gouvernements successifs de droite comme de gauche pour mener leur politique de régression sociale. Pour l’UE, pour l’euro, c’est l’Union sacrée de la droite, du PS, du MEDEF. L’Euro, c’est l’outil de domination économique des classes dominantes d’Europe. L’Euro, c’est l’outil de la mise en concurrence exacerbée des peuples, l’écrasement des activités, des industries les plus faibles, la baisse accélérée des salaires et des droits sociaux.

Sa nature de classe révélée, son rôle historique dans la satisfaction des intérêts des classes dominantes d’Europe, nous pousse à rejeter l’idée que l’UE serait réformable. Le mythe de «l’Europe Sociale» est aussi vieux que la construction européenne elle-même. Ses fondements idéologiques laissent planer l’illusion qu’elle représente une ère de « paix », de « prospérité », de « solidarité » entre les peuples, qu’elle pourrait devenir « sociale », alors qu’elle est tout le contraire.

La force de l’UE réside en sa capacité d’avoir intégré dans ses institutions une forme de contestation de façade poussant l’intégration des Partis Communistes d’Europe à son idéologie via le PGE. Les PC qui refusent de s’y soumettre sont confrontés dans leur pays à la structuration, intrinsèquement liée au PGE, d’organisations politiques anti-communistes «euro-compatibles». Les exemples grecs et portugais sont éclairant à ce sujet. En cela, elle forme un garde-fou contre les mouvements révolutionnaires et porte atteinte à la souveraineté national et populaire. Elle conditionne l’intégration des organisations révolutionnaires, politiques et syndicales, à l’idéologie européenne.

Enfin, nous devons être extrêmement lucides sur le rôle de l’extrême-droite en Europe, du FN en France. Le système a confié au FN le soin de jouer son rôle habituel de repoussoir pour discréditer toute idée de rupture avec l’UE et l’euro. Il suffit de lire le programme du FN pour s’apercevoir qu’il n’est pas plus anti-UE que la droite et la social-démocratie. Jeunes Communistes, nous sommes conscient qu’un abandon de nos positions historiques contre la construction européenne aurait de graves conséquences et laisserait le champ libre au populisme d’extrême-droite pour se développer.

Jeunes communistes, dans la continuité des positions historiques du mouvement communiste en France, nous portons plus que jamais la nécessité de rompre avec l’UE et son instrument de domination économique, l’euro, pour la reconquête de nos acquis sociaux, la défense de nos services publics et la conquête (ou reconquête) des monopoles publics dans les secteurs clès de l’économie et de la société (Education, Santé, Transports, Industries, Télécommunications etc...).

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